Chiriqui – Jour 1 : brouillard et lampes torches

Aujourd’hui, on s’est surtout déplacés. On a quitté notre auberge et la capitale pour une cabane dans la forêt de la province de Chiriqui.  On a donc roulé au total environ 9 heures sous la pluie, et on est pas déçus de pas avoir été dehors !

Ça nous a permis de tester les bus panaméens, qui sont semblables aux bus colombiens avec quelques petites différences. Par exemple, au début du trajet, un vendeur ambulant est entré avec sa marchandise, mais au lieu de simplement crier ce qu’il vendait (Mandarines, un dollar !) il nous a occupés avec des petits jeux où on pouvait gagner des échantillons, avec des questions de culture générale ou des blagues. C’était original et pas désagréable. Au bout de quelques heures, on s’est aussi arrêtés dans une cantine où on pouvait manger pour vraiment pas cher si on utilisait les bus de la compagnie. C’était un petit self avec quelques plats simples, mais très probablement faits sur place et on a très bien mangé, dans une grande halle sans charme sans l’atmosphère fast-food-néon-hors-de-prix horrible des restaus d’autoroute qu’on a en France. Dans le premier bus, le plus long, on avait aussi les meilleures places (est-ce parce qu’on est des touristes ? parce qu’on a eu du bol ? en tout cas on a rien demandé mais c’était sympa). On était au premier étage, au premier rang, au dessus du chauffeur, avec un grand pare-brise (fêlé) et une vue panoramique.

On est arrivés de nuit, sur le bord d’une route, à côté du panneau de notre auberge. Au moins, on avait réservé et vérifié la route, donc on a sorti nos frontales et on est partis. La forêt était sombre et humide, il ne pleuvait plus, mais un gros brouillard s’était levé à partir de la fin du trajet. Il nous a fallu plusieurs essais pour trouver le bon chemin et finir la mini-rando pour y arriver. Quand on a entendu du rock on a compris qu’on y était, et on a fait irruption dans la cabane du bar, où tout le monde s’est arrêté pour regarder avec des yeux ronds les deux malades qui faisaient le chemin de nuit et arrivaient tout suants à l’heure ou les gens normaux boivent une bière en écoutant les Red Hot Chili Peppers. Du coup, on a parlé anglais toute la soirée, ça nous fait une pause de l’espagnol, et on a rencontré d’autres voyageurs très amicaux, ça fait plaisir !

Comme il nous a fallu du temps pour manger, boire un coup, papoter etc. on a rien préparé avant de dormir, et l’article est envoyé le lendemain matin 🙂

Une pensée sur “Chiriqui – Jour 1 : brouillard et lampes torches”

  1. De la part d’une maman anxieuse : la prochaine fois privilégiez les arrivées de jour, dans les auberges perdues en fond de jungle, car vous imaginer vous balader de nuit dans ces sentiers qui n’en sont pas, ça me plait moyen. Heureusement que vous le racontez aprés coup !
    Bon c’est aussi ça le voyage il faut l’avouer

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