Livre d’or

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Salut à tous !

Nous revoilà en France, après presque 100 jours de voyage, souvent pleins d’aventures, parfois fatiguants, toujours merveilleux.

Certains d’entre vous nous ont souvent laissé un petit mot ici ou là, et on vous remercie beaucoup. D’autres nous ont lu assidument mais en silence, et on vous remercie aussi !

Maintenant qu’on va fermer le blog, on aimerait avoir une petite trace de chacun d’entre vous, un petit mot qui nous dit que vous étiez là, que vous nous suiviez depuis la maison, qu’on s’est rencontrés en voyageant, ou que vous êtes tombés sur nous par hasard en cherchant des infos…

On laissera cet espace ouvert jusqu’à fin décembre, et ensuite on archivera l’ensemble, mais on essaiera de le laisser disponible pour les autres voyageurs, la forme reste à déterminer.

C’est le moment où on vous demande un petit commentaire, juste une signature, ou un roman si vous préférez, publiquement ou par mail plus discret. Depuis tout ce temps qu’on vous écrit, nous aussi, on veut un mot de vous !

Plein de bises,

Alice & Ben

7 réponses sur “Livre d’or”

  1. Nostalgie du retour. Je clique accro.Le calendrier reste figé au 15 Décembre. Plus de Sapzurro, plus de Mississippi…Nevermore « to be continued ». Mais… »nous avons fait un beau voyage »(chanson d’un monde révolu) nous aussi (façon SF…), alors… peut-etre merci.

  2. Rebonjour vous,
    et rebienvenus en France! J’ai lu la plupart de vos articles et c’était un de mes moments agréables de la journée, je voyageais un peu (en dehors du Moyen Orient, de la Grèce et de l’Afrique – au programme du concours-). J’étais très heureuse de vous lire et très très heureuse de vous revoir.
    Des bisous <3

  3. Faut-il que j’en rajoute ?

    J’ai déjà tout dit au fil des pages, et voyagé par procuration là où j’ai rêvé d’aller.
    Maintenant c’est le sevrage… Heureusement que dès ce soir je vous vois en chair et en os !

  4. Bonjour Aliceetben 😉
    Quand je pense qu’à votre âge lors de voyages moins lointains, mes parents devaient se contenter pour être rassurés, d’ une simple carte postale reçue à date indéterminée, …. je me dis qu’aujourd’hui le monde s’est ouvert à vous et que la magie d’un blog donne l’impression que vous n’êtes pas plus loin que … les allées Jean Jaurès ..
    Mais vos textes toujours si vivants et si joliment illustrés m’ont emmenée bien au delà du coeur de Toulouse.
    Oui, ça a fait rêver ! Quand j’étais dans le métro ( on y a internet maintenant) une bouffée salutaire d’ailleurs m’accompagnait. La semaine dernière il y a eu une loooongue panne et j’ai mis 1 h et demi en bus pour faire gramont les arénes. Vos petits mots ont égayé mon trajet interminable.
    Je ne sais où vos pas vous mèneront maintenant (à part chez Martine !) mais je vous souhaite bonne route car celle là est encore plus pleine d’inconnu.
    Bon vent à tous les deux et à bientôt ici ou là.
    Gros bisous

  5. On n’a pas suivi votre péiple au jour-le-jour, mais on a savouré vos textes, vos commentaires et vos photos avec énormément de plaisir… On vous sent très satisfaits et heureux… BRAVO !
    En plus, on a appris beaucoup !!
    Mais… On attend vos commentaires de vive voix !
    A bientôt.

  6. Merci Alice et Benjamin de nous avoir fait voyager et de nous avoir envoyé du soleil et des sourires en cette période hivernale

    Merci Alice pour tes belles aquarelles

    Merci d’être rentrés entiers ( ça c’est la maman qui écrit !)

    Bravo pour cette expérience de vie parsemée de belles rencontres, car comme l’écrivait Alexandra David Neel, «  Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer »

    Mais …votre blog va nous manquer !!!

    Dominique et Christine

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Paris – Jour 1 : on est de retour !!!

ON EST DE RETOUR  !

Après plus de 30h de voyage (dont 18h de retard…), on a atterri à Paris. Et comme chacun sait, atterrir ne veut pas dire qu’on est arrivé ! Il faut encore passer l’immigration, relativement rapide car automatisée (enfin, avec seulement 3 machines en fonctionnement sur les 10 présentes, bienvenue en France :p), récupérer les bagages (ouf, tout est là !) et prendre le RER jusqu’à Paris centre.

Mais c’est bon, on a récupéré une partie de nos habits d’hiver (parce qu’on se les pèle à Paris, ça nous fait un choc !), et on se repose un peu (et on bosse aussi histoire de finaliser le blog).

Pour ceux qui sont sur Paris, on repart lundi matin donc on est dispos ce weekend, envoyez nous un SMS :). Sinon on sera successivement en Vendée, dans le Doubs et dans le Jura pendant les fêtes, donc si vous êtes dans le coin, on pourra se voir aussi !

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Nouvelle Orléans – Jour 9 : dernier départ

DEUXIEME EDITION SPECIALE ATLANTA – 07:36 heure locale

Pour faire clair, faisons une liste :

  • On est partis d’Atlanta. On a eu des problèmes de navigation, donc une fois arrivés vers la cote canadienne (2h de vol), on a fait demi-tour (encore 2h de vol).
  • On a atterri à Atlanta et on a poireauté dans l’avion pendant que les instruments étaient examinés et réparés (une bonne heure).
  • On est repartis d’Atlanta (1h de vol). Les instruments, finalement, n’étaient pas réparés. On a refait demi-tour (1h30 de vol, incluant le largage de carburant pour pouvoir atterrir).
  • On a atterri encore une fois à Atlanta avec la promesse qu’on prendrait bien soin de nous pour qu’on ait ce qu’on mérite.
  • On a attendu 2 heures avec des promesses d’hôtel, de bouffe, de vols prochains. On a entendu des horaires potentiels pour 7h, 17h, 14h, et maintenant il semblerait que ce soit pour 16h30. On espère pas qu’on a que ce qu’on mérite. On espère qu’on aura un autre avion, cette fois…

EDITION SPECIALE ATLANTA – 01:30 heure locale

Après notre décollage pour Paris et 2 heures de vol, on nous a annoncé qu’on faisait demi-tour pour changer d’avion (ou réparer, on est pas surs), le notre a, a priori, perdu la navigation, et si on restait aux US ce serait gérable mais pour passer au-dessus de l’Atlantique Nord ça va pas le faire. On arrivera donc en France bien plus tard que prévu, mais on ne sait pas trop quand !

EDITION NORMALE – 22:00 heure locale

Ce matin, on a fait nos valises ! Notre amie Jeannine nous a donné une de ses vieilles valises pour transporter notre excédent (un hamac, et pas mal de bouffe !), et elle devait passer nous chercher pour un dernier tour en Louisiane.

On a donc vidé le frigo, empaqueté nos affaires, et en milieu de matinée, la proprio nous a demandé si ça ne nous gênait pas que deux peintres viennent repeindre l’appart pendant qu’on finissait. C’était étrange, mais ils étaient plutôt sympas, et de rencontrer des artisans, citoyens d’un niveau d’éducation moyen, anciens militaires, nous a fait réaliser à quel point nos pays sont différents.

Quand Jeannine est arrivée, on a fait nos adieux, mis nos affaires dans sa voiture, et on est allés se balader. On a vu quelques jolis quartiers et l’autre côté du City Park. Ensuite, on est passés voir le lac Pontchartrain. C’est lui qui a débordé et inondé pendant Katrina, parce qu’il n’est pas très profond, et en plus il peut avoir de gros vents à sa surface. On a été d’abord sur les digues, puis sur le pont qui le traverse (quelques kilomètres de chaussée toute droite au milieu, les berges à peine visibles).

Enfin, on s’est rendus à l’aéroport de la Nouvelle Orléans où tout s’est bien passé. On a changé à Atlanta, et pour nous suivre, c’est le vol Delta n°84 de ATL vers CDG, départ le 13 décembre à 22:59.

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Nouvelle Orléans – Jour 8 : mardi gras et flânerie

Aujourd’hui, c’était mardi gras !

Oui, je sais, c’est pas vraiment mardi gras, mais tous les mardis sont gras si on le veut vraiment 😉 . Et nous, on le voulait vraiment, alors on a été voir les ateliers de Blaine Kern, qui conçoivent la plupart des chars et décorations des différentes « krewe » (équipes – se prononce « crou ») qui défilent pendant Mardi Gras à la Nouvelle Orléans. Et entre le nombre de krewe qu’ils faut fournir et les contrats avec des grosses pointures comme Disney, les ateliers se tiennent bien occupés toute l’année.

Dans les entrepôts, on traverse des monticules de décors géants qui s’amoncellent jusqu’au plafond. En fait, les décors sont réutilisés chaque année, mais comme les thèmes changent, les décors sont re-sculptés ou repeints (et aussi réparés, parce qu’ils en vivent des choses !). Entre un crocodile et une princesse, on aperçoit un artiste en plein travail sur ce qui sera probablement Poséidon.

L’entreprise a également racheté un entrepôt à coté, qui avait été aménagé par un entrepreneur pour créer une salle d’attente. Parce qu’en Louisiane, il était illégal d’avoir un casino terrestre, donc tous les casinos sont dans des bateaux sur le Mississippi. Comme les bateaux ont une place limitée, cet entrepreneur s’était dit qu’en même temps qu’il lancerait son casino, il ouvrirait une magnifique salle d’attente décorée avec des live oaks, des bayous, une fausse maison de maitre et même un ciel étoilé et des animatroniques d’alligators et de grenouilles. Quand on vient de l’extérieur, on pense rentrer dans un entrepôt normal, mais une fois dedans, on est vraiment transporté dans un paisible jardin classe de la campagne de Louisiane.

Oui, je sais, je suis mal coiffé, mais c’était le matin !
Oui, les décors sont vraiment grands (et encore, ceux là sont loin d’être les plus grands !).

Bon, évidemment, juste avant l’ouverture de son casino, la ville l’a notifié qu’en fait ils allaient pas signer l’autorisation d’ouverture. Comme par hasard, le premier casino terrestre de Louisiane a été autorisé à ouvrir quelques semaines plus tard. On a donc appris deux choses : les casinos terrestres sont toujours interdits en Louisiane sauf à la Nouvelle Orléans, et la Nouvelle Orléans est connue pour ses administrations corrompues.

C’est plutôt posé…

Une fois sortis de la visite, on est revenus à la réalité. Mais la réalité de la Nouvelle Orléans, c’est pas si mal 😉 . On s’est donc baladés un peu dans le Quartier Français, puis on a été visité une des vieilles maisons autour de la place principale, construite autour de 1850 par une baronne a la vie mouvementée (elle a, entre autre, survécu à s’être fait tirer dessus 4 fois par son mari qui voulait récupérer son héritage !). La maison était en très bon état, et meublée avec de magnifiques meubles d’époque.

Après ça, on a traversé le French Market, historiquement un bordel sans nom où l’on pouvait trouver de tout et entendre des jurons proférés dans une multitude de langues. Aujourd’hui, c’est essentiellement l’attrape touriste, avec des souvenirs made in China et de la nourriture locale bien trop chère (et probablement moins bonne que dans les petits boui boui locaux). On a donc continué notre chemin vers Frenchmen street et été manger des hot-dogs locaux (l’alligator, c’est vraiment pas mal !).

Vue sur la place centrale

Après être passés dans un magasin de vinyles avec une collection assez impressionnante (où l’on a acheté deux vinyles au pif), on a flâné en ville et le long de la Moon Walk (nommée d’après le surnom d’un politicien local, rien à voir avec Mickael Jackson). Décidément, cette ville nous plaît bien, et on est contents d’avoir eu l’occasion de voir autre chose que juste le French Quarter (qui est sympa, mais n’est qu’une partie de ce que la ville a à offrir).

La Moon Walk au coucher du soleil, c’est vraiment pas mal !

Après ça, on est rentrés boire une bière et cuisiner une quiche, et on s’est dit qu’on avait bien rempli notre journée. On a donc profité de notre dernière nuit aux États-Unis.

Plus de news sur notre sortie du pays dans notre prochain article !

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Nouvelle Orléans – Jour 7 : maisons et ferries

Aujourd’hui, on est partis explorer mieux la ville. Bah oui, le Quartier Français est sur toutes les cartes postales, mais ça veut pas dire qu’il n’y a que ça, et c’est pas là que les gens vivent.

On a trouvé un bus pour aller à un bout du plus vieux tram en opération continue du monde entier. Le tram St Charles, c’est donc lui, a été retapé après Katrina mais conserve ses bancs en bois et sa carrosserie verte, il est lent, mais il traverse des quartiers magnifiques. Il nous a d’abord déposés au parc Audubon, avec ses centaines de live oaks, et toutes ses bestioles.

C’est marrant parce qu’ici, les écureuils sont gris, et ils sont juste des rats arboricoles dans l’esprit des locaux. Ils font les poubelles et se reproduisent très vite, donc mignons ou pas, ils ne leurs consacrent pas 30 secondes d’attention même quand ils les croisent à 2 mètres… Nous en revanche…

Après le parc, on a marché dans les environs et on a regardé les maisons… Et on a compris d’où venait le design des sims ! Elles étaient toutes grandes, fraichement repeintes et entourées d’une pelouse parfaite. Les colonnes, moulures, chien-assis, et bien sur guirlandes de Noël étaient partout, variant en couleur et en dimensions, mais dans une parfaite uniformité de style.

On a aussi visité une bibliothèque publique installée dans l’ancienne maison d’une star du cinéma muet. La bâtisse est majestueuse, les bouquins super bien organisés, avec des coins lecture dans les salons meublés d’époque, cheminées et tout.

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Après ça, on a repris le tram et été manger un Po-Boy. Raccourci pour Poor Boy, c’est le sandwich officiel du coin, inventé pour les garçons sans le sou qui devaient manger en travaillant. Aujourd’hui, ça reste moins cher qu’un restau complet mais on peut pas dire que ce soit à la portée des garçons pauvres… Mais c’est bon ! Le secret est dans le pain, qui ressemble à une grosse baguette. Dedans on met ce qu’on veut, comme par exemple une saucisse d’alligator (Ben a bien aimé !). Ensuite, on a un peu couru pour avoir le ferry pour aller voir les maisons d’Algiers Point, le quartier de la ville qui est de l’autre côté du Mississipi !

Plus calme, on a fait le tour du quartier au coucher du soleil, les maisons étaient très colorées et on a discuté un moment avec un monsieur qui retapait la sienne. Ça nous a paru un endroit génial !

Ensuite, on a galéré au niveau des ponts pour trouver un bus qui nous ramène de l’autre côté du fleuve. Comme les bateaux sont énormes, les ponts sont très hauts, et les bretelles pour y monter sont très longues. Ça crée des endroits à l’urbanité discutable, tout près des quartiers plein de vie…

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De là, on a retrouvé notre pote Milan pour boire un coup avec lui, et on est tous allés à City Park, parc de la ville plus grand que Central Park, qui accueille chaque année des sculpture de lumière d’un gout exquis pour Noël ! Cela dit, c’était assez sympa, mais tellement grand qu’on en a vu que quelques unes.

Après ça, on est allés dormir ! Des bisous, à plus tard !

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Nouvelle Orléans – Jour 6 : le long du Mississippi

Aujourd’hui, on a remonté le Mississippi, de la Nouvelle-Orléans à Baton-Rouge.

On a encore profité de l’aide de Jeannine, qui nous a très gentiment emmené le long du Mississippi dans sa voiture toute la journée. On a donc commencé par traverser le pont principal sur le Mississippi, d’une taille gigantesque car non seulement assez large pour traverser le plus grand fleuve des Etats-Unis, mais aussi assez haut pour laisser passer des grands bateaux commerciaux.

Depuis le pont, avec vue sur le pont du train tout aussi grand !

Comme c’était le premier qu’on a traversé, il nous a vraiment paru impressionnant, mais entre la Nouvelle Orléans et Baton-Rouge, il y en a quelques uns de tailles similaires. D’ailleurs, le seul pont bas de la région est située à Baton-Rouge, construit bas exprès pour conserver le commerce portuaire dans la région et éviter que des villes plus en amont puissent accueillir de grands bateaux !

Ça, c’est de l’entrée de maison !

Dans la matinée, on a longé le Mississippi, parfois visible sur notre droite mais souvent caché depuis la route par de grandes digues anti-inondations, et avec à notre gauche les vieilles maisons de maitres datant de l’époque coloniale, toutes faisant face à la rivière (qui était l’accès principal à l’époque). Elles sont assez repérables grâce à leurs grandes allées bordées de « live oaks » (une espèce de chêne très présent au États-Unis) d’un age vénérable.

La maison de maitre (vue arrière)

Jeannine, qui possède une propriété et pas mal de forêt, s’y connait pas mal en agroforesterie. Après Katrina, pas mal des arbres du coté de chez elles ont été arrachés, et elle a donc investi dans une scieuse à bois afin de débiter des planches qu’elle a ensuite vendu comme matériau de construction pour les réparations aux alentours, y compris à une certaine vieille maison de maitre dans une plantation le long du Mississippi. Et donc, en fin de matinée, on a été visiter cette maison et la plantation de canne à sucre attenante, qui est maintenant un lieu touristique assez important du coin.

Maisons d’esclaves, pour 2 familles de 5 personnes ou plus chacune !

La visite guidée était assez intéressante, et présentait à la fois la vie de la famille principale et leur maison, mais également la dure vie des esclaves et les logements qu’ils habitaient. On a notamment appris que pendant la guerre de Sécession, pas mal d’esclaves on rejoint les troupes de l’Union (le nord, pro abolition de l’esclavage), mais que ces mêmes esclaves, après la guerre, ont souvent du retourner dans leurs plantation d’origine pour demander un travail, où ils on touché un salaire duquel était maintenant déduit un loyer et des charges de nourritures souvent équivalentes ou supérieures à ce salaire !

Après avoir visité le musée de l’esclavage également présent sur la plantation, très instructif et documenté, on a repris la route le long du Mississippi. On a remarqué de nombreuses structures en bois un peu comme des buchers construites sur la digue. En fait, c’est une tradition locale où des familles ou des groupes d’amis se mettent à construire ces tours qui sont ensuite incendiées le soir de noël. On en a vu certaines en construction, et l’ambiance semblait vraiment bon enfant et très pique-nique du dimanche, ou en tout cas l’occasion de passer du bon temps ensemble au soleil avec des gens qu’on aime.

Baton-Rouge coté nord, avec un complexe industriel au loin.

On a ensuite roulé jusqu’à Baton-Rouge, en continuant de longer le Mississippi et de voir quelque chose que je n’ai pas encore évoqué : l’industrie. L’industrie, notamment chimique et pétrolière, est omniprésente le long du fleuve et les grands complexes industriels sont partout. Contrairement à beaucoup de ports dans le monde, qui sont généralement concentrés dans une partie d’une ville à un point précis, toute la zone entre Baton-Rouge et la Nouvelle Orléans est bordée de zone portuaires, ce qui donne un port qui s’étend sur plus d’une centaine de kilomètres !

Pas grand monde, mais c’est cool pour les photos !

Une fois arrivés dans Baton-Rouge, on remarque une énorme différence avec la Nouvelle Orléans : la ville est déserte ! Jeannine nous a expliqué qu’en fait Baton-Rouge, qui est la capitale administrative de la Louisiane, est essentiellement une ville d’administrations et de bureau, et que personne n’y vit, ce qui fait que le soir ou le week-end, la ville est vide !

Le new state capitol

Heureusement pour nous, le « New State Capitol », ou siège le gouvernement de Louisiane, est ouvert le dimanche. Ce qui est plutôt cool, parce que cette tour est le bâtiment le plus haut de Louisiane, et permet d’avoir une belle vue sur les environs. C’est également un endroit plein d’Histoire, avec des statues et peintures d’événements et personnalités importantes pour la Louisiane. C’est également ici que le Gouverneur qui a poussé à la construction du « New State Capitol » s’est fait assassiner, officiellement par un mari vexé par une remarque que le Gouverneur aurait fait sur sa femme. Cependant, une théorie avance que le Gouverneur commençait à être un opposant politique dangereux pour Roosevelt, et que celui-ci se serait arrangé pour s’en débarrasser.

Old state capitol, aujourd’hui un musée.

Une fois revenus à la Nouvelle Orléans, on a visité un peu le Business district, et on a cherché un restaurant avec vue sur la rivière, mais on a pas trouvé. Cependant, on a découvert que le bon plan , c’est de monter dans certains des hôtels de luxe qui ont un hall avec baie vitré qui permet d’avoir de très belles vues sur la ville et la rivière, sans avoir à payer une chambre ! Au final, on a été à un restaurant assez classe manger des huitres, du canard, des crevettes et du poisson grillé, bref, c’était pas si mal 😉 . On a même eu le droit au trio de chanteurs a cappella qui nous ont chanté des vieilles chansons locales.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, mais c’est déjà pas mal ! Ces deux derniers  jours ont été biens remplis, on va probablement bien dormir cette nuit 😉 .

P.S : bon, je dis ça parce qu’on a bien dormi cette nuit, vu que l’article est encore posté en retard (trop de trucs à voir ici, pas le temps de s’occuper du blog :p ).

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Nouvelle Orléans – Jour 5 : la météo n’importe plus, on est en excursion !

Aujourd’hui, on s’est réveillés tôt, plein de motivation pour notre première journée excursion dans les bayous de Louisiane !

Quand on était en Equateur, on a rencontré un matin une Américaine, au petit déj de notre auberge. Elle s’appelle Jeannine, a une soixantaine d’années, et vit tout près de la Nouvelle Orléans ! Elle nous a proposé de lui rendre visite si on passait… et c’est ce qu’on a fait ! Alors c’est elle qui nous emmène dans sa Chevrolet visiter des coins qu’on aurait pas atteint en bus…

Comme il a fait un froid de canard hier et cette nuit, et qu’il a même un peu neigé, les Lousianais se sont réveillés avec 4 pouces de neige sur leurs voitures (à la campagne, parce qu’en ville ça n’a pas tenu) (oui, en pouces. faut bien qu’on s’y mette…). Du coup, les ponts étaient fermés, et certaines nationales aussi, c’était le bordel total pour prévoir les itinéraires. On a retrouvé Jeannine une heure plus tard que prévu, parce qu’elle devait traverser le lac Ponchartrain pour venir, et le pont était fermé (un pont de quelques dizaines de kilomètres sur un énorme lac). Une fois lancés, on s’est vite fait bloquer par un gentil State-trooper avec un gros badge parce que les parties ombragées des routes étaient encore verglacées à 10 heures, et il était ravi de nous parler en français d’Acadie (comme il a dit), c’est à dire en créole cajun qui ressemble à du québecois avec un accent du Sud des États-Unis. Super sympa, il nous a donné une adresse pour aller manger en attendant le dégel.

Un peu plus loin, on a visité une boucherie-charcuterie qui fumait sa viande. C’est une entreprise familiale très ancienne, qui n’est du coup que tenue par les normes sanitaires de l’époque de l’ouverture. Du coup, ils peuvent fumer à l’ancienne avec le bois qu’ils veulent, et ça sentait divinement bon, là-dedans ! On a pu gouter le beef-jerky, lanières de viande de bœuf séchées et fumées, qui se mangent comme du chewing-gum et qui ont un gout super fort (très bon, cela dit !). On a pas de photos, et on vous dira pas quel bois ils utilisent pour ne pas éventer leurs secrets ! (il voulait pas nous dire, pour le bois, mais Jeannine bosse dans l’agroforesterie, donc elle a regardé une buche 5 secondes et a deviné… le mec était déconfit).

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Après le fumoir, on a avancé un peu le long d’un bayou, une rivière qui sépare un bout de marais d’un autre. Ici, toute les terres ont été un jour le lit du Mississippi, le sol est gorgé d’eau et les zones marécageuses servent de tampon entre l’eau salée du golfe et l’eau douce des terres. On y trouve des alligators (qui hibernent avec ce froid), des grenouilles, des tortues, des poissons, des crustacés… en abondance, voire carrément invasifs, du coup, tout ce qui sort du bayou ou du marécage est bienvenu dans les assiettes !

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Vu que le climat est quand même très doux normalement, voire infernal en été, il y a plein d’agrumes partout ! Et vu qu’il a fait froid récemment, les fruits sont supposés être délicieux juste maintenant. Du coup, on s’est arrêtés dans un jardin où un monsieur en peignoir relevait le courrier, et il nous a dit de cueillir des oranges si on voulait. On s’est pas gênés !

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Comme le terrain est plat et il y a des lacs partout, il y a aussi des vues dégagés, dont a pu profiter ! A gauche sur la photo, c’est un arbre couvert de mousse espagnole (c’est son nom), et c’est ce machin qui donne aux paysages des bayous leur air énigmatique et lugubre du folklore populaire (ça, et les mythes vaudous ramenés par les haïtiens qui ont émigré il y a longtemps).  Ca s’utilise à la place de la paille dans le torchis des vieilles maisons des plantations de canne à sucre.

Quand les ponts ont été rouverts, on a pu aller jusqu’à Avery Island, maison du Tabasco ! C’est pas vraiment une île, mais plutôt un dôme de sel, créé par un mystère géologique. Il y en a une quinzaine dans les environs, ils sont plus profonds que l’Everest est haut, et ce sont les seuls endroit où le sol est plus haut que le niveau de la mer (bon c’est pas non plus des plateaux, mais en cas d’ouragan et d’inondations catastrophiques, ça aide beaucoup).

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La famille McHilleny qui y vit et fait le tabasco a créé des expos pour découvrir la fabrication de sauce piquante, mais un des ancêtres avait aussi créé des jardins à l’anglaise qui abritaient pas mal d’espèces animales et végétales. Il a permis de repeupler la région avec les aigrettes qui étaient menacées par l’industrie des plumes de chapeaux, et a relâché par erreur des rongeurs sud-Américains qui sont maintenant une plaie. Les jardins ont été ouverts au public pour favoriser le tourisme automobile, donc ils se visitent en voiture, et ils sont magnifiques !

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Il y a même un bouddha très beau, volé en Chine, mais on sait pas quand, découvert à New York et offert aux McHilleny !

En visitant la fabrique, on comprend que cette famille, après les premiers succès de leur sauce, sont entrés dans des cercles d’influences bien pratiques, mais aussi ils avaient pas froid aux yeux, et ils étaient très doués pour le marketing. Parmi eux y’a eu des militaires, des explorateurs, des politiciens, pas beaucoup de femmes avec des positions de pouvoir cela dit, et leur business fleurit depuis de longues années jusqu’à rentrer dans la pop-culture.

Pour résumer le procédé, les piments poussent un peu sur l’île, et beaucoup au Mexique, en Amérique du Sud, ou en Afrique. Quand ils sont ramassés, ils sont broyés avec du sel, mis en tonneaux et envoyés sur Avery Island, où ils restent quelques années dans la cave. Ensuite, on y rajoute du vinaigre et on touille quelques jours, puis on met en bouteille.

Évidemment, les expos nous ont montré à quel point le Tabasco, c’est génial, et à la boutique cadeau on a pu gouter à tout, y compris la glace au Tabasco Jalapeño (vert) et celle au Tabasco Chipotle Framboise (couleur indescriptible, mais c’est super bon en crème glacée).

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Concernant la bouffe, parce qu’ici c’est une question majeure, entre le midi et le soir, on a gouté des cuisses de grenouilles panées frites, des huitres du coin, des huitres panées frites (pas ouf), des petites langoustes, du crabe farci, de la soupe de tortue (du bayou, pas de la mer !), du gumbo, des poissons locaux… Bref le plateau de fruit de mer, ici, c’est pas toujours le plat de luxe, et c’est grave cool !

On est rentrés tard, fatigués, mais contents, et demain, on remet ça !

Bonus : vu sur le chemin !

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Nouvelle Orléans – Jour 4 : le froid à rejoint la partie !

Aujourd’hui, on avait prévu de faire plein de trucs… Mais tout ne s’est pas passé comme prévu !

Déjà on s’est levés dans une chambre froide, très froide (bien plus froide que les 15°C qu’il fait dans les chambres chez mes parents !). Et puis la pauvre pompe à chaleur qui constitue notre unique moyen de chauffage est visiblement plus adaptée à rafraichir la pièce qu’à la chauffer. Et ça, c’est sans compter le fait qu’ici l’isolation des maisons n’est clairement pas une priorité (c’est pas comme si d’habitude il faisait 15°C en moyenne en décembre, et pas 4°C comme aujourd’hui…)

Mais bon, on allait pas trainer au lit, on avait plein de chose à faire. On a donc commencé à se faire le petit déj, et quand on a utilisé le micro-ondes, les plombs ont sauté (En même temps, tous les apparts qui ont un chauffage électrique devaient l’avoir à fond). Génial, surtout quand t’as pas accès au boitier électrique. Heureusement, les plaques sont au gaz, donc on a pu quand même manger chaud 🙂

Après avoir contacté la proprio pour lui signaler le problème d’élec, on s’est préparé pour sortir. On était chauds, on était prêts, on avait appliqué la méthode de l’oignon avec toutes nos vestes disponibles… mais on s’attendait pas à la tempête de neige fondue qui nous a fait rebrousser chemin au bout de 50m. On avait prévu une journée balade et visite de parcs, mais visiblement, c’était pas le moment.

Au vu de la température dans la chambre, on s’est remis sous la couette. La proprio a débarqué en milieu de journée et a sympathiquement proposé de prêter des gants et bonnets, et surtout à laissé ouvert l’accès à la boite à fusibles, puisque d’autres problèmes risquaient d’arriver (et effectivement, c’était le cas).

En milieu d’aprèm, il s’est carrément mis à neiger des gros flocons, sachant qu’il n’a pas neigé ici depuis 2004 ! On se dit qu’on provoque des évènement météorologiques rares, entre la pluie au désert de la Tatacoa et la neige à la Nouvelle Orléans…

La neige s’est arrêtée dans la soirée, elle n’aura pas tenu ici mais certaines communes aux alentours ont jusqu’à 10cm ! Et comme c’était quand même vendredi soir, on s’est chauffés et on a été en ville. Heureusement, le street car (tramway local) tournait, parce qu’il faisait un froid de canard pélican.

Le street car, c’est le même que dans la princesse et la grenouille !

On s’est donc rendus sur Frenchmen street, une rue bordée de bars avec pleins de musique live. Tous les bars ont les portes grandes ouvertes, ce qui permet d’écouter la musique et de choisir celle qui nous tente avant d’y rentrer. Évidemment, ce système est plus pensé pour des nuits chaudes que glaciales, du coup au début on reste en veste. Mais plus la soirée avance, plus la salle se chauffe, au sens propre comme au figuré.

L’ambiance chauffe après le solo du saxo !

Au final, bien qu’on ait rien pu faire de ce qu’on avait prévu dans la journée, on a passé une super soirée à écouter de la musique locale mais aussi un groupe de funk très sympa. Bon, le retour était difficile parce que le street car ne tournait plus (contrairement à ce qui était affiché), et les températures étaient glaciales (au sens propre) !

Plus de news sur le dégel dans le prochain article !

P.S : on rentre un peu tard ces temps-ci, alors on a du retard sur les articles 😉

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