Matagalpa – Jour 1 : café et socialisme

Aujourd’hui, on a pris de l’altitude.

On est donc maintenant à Matagalpa, la capitale de la principale région agricole de ce côté du pays, principalement concentrée sur la production de café. En effet, Matagalpa étant un peu plus au frais dans la montagne et avec une pluviométrie importante, on retrouve ici des conditions similaires à autour de San José au Costa Rica ou Salento en Colombie, qui sont idéales pour la production de café.

Pour y arriver, on a dû se lever tôt ! Il n’y a que 2 bus par jour de Masaya à Matagalpa, 6h ou 7h du matin, sachant qu’on nous avait conseillé de venir au moins une demi-heure en avance car les bus se remplissent vite (forcément, s’il n’y en a que 2 …). Comme on était quand même à 40min de marche de la station de bus, on pensait prendre celui de 7h (parce que se lever avant 5h du mat, on était pas super chauds 😉 ). Mais au final on a décollé assez vite de l’auberge et vu qu’il pleuvait pas mal, on a pris un taxi, donc on est arrivé juste avant 6h à la station de bus. Et en plus, il restait encore un peu de place dans le bus de 6h, donc on a pu partir tout de suite !

Après à peu près 2h30 de bus on est arrivé à la station de bus de Matagalpa, et on a marché vers notre auberge avec Pierre et Alix, 2 autres français qu’on avait croisés à Liberia au Costa Rica et que l’on a recroisé ici. Décidemment, l’Amérique centrale c’’est vraiment petit, on recroise souvent les gens un peu plus loin dans le voyage, ou d’autre gens qui les ont croisés !

Comme on est arrivé à l’auberge vers 9h du mat’, évidemment les chambres n’étaient pas encore libres, mais on a pu réserver et poser nos gros sacs avant de repartir faire une petite visite de la ville. La ville en soi n’a rien d’exceptionnel, à part 2 parcs sympa où l’on trouve facilement des stands de nourriture (dont pas mal de nourriture mexicaine, pour une raison qui nous échappe) et une cathédrale très blanche (promos sur la peinture chez Casto ?). Par contre la ville est entourée de collines couvertes de forêts, ce qui la rend beaucoup moins oppressante et grise qu’elle ne pourrait l’être.

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Les parcs sont ombragés. Ouf !

Comme on avait le temps, on a fait un saut au musée du café de la ville, qui est gratuit. Beaucoup de panneaux explicatifs sur la région et la production de café, beaucoup de texte, c’était assez dense et pas toujours très bien écrit ou mis en forme (parfois ça faisait un peu brouillon pour un exposé de lycéen). On se rend compte au travers de certains panneaux que la vie ici est parfois très difficile, avec des grandes famines ayant eu lieu il y a une quinzaine d’année suite à la crise du café de 1999.

On sent aussi une très grande orientation politique des panneaux pro Daniel Ortega, le président actuel, issu du parti qui a mené la révolution contre l’ancien dictateur dans les années 70. Bon, étant donné qu’un des fondateurs et membres les plus importants de ce parti, Carlos Fonseca, est né (et a été assassiné) ici, ce n’est pas très étonnant. D’ailleurs on est également passé voir l’exposition sur Fonseca située dans sa maison natale, mais les panneaux explicatifs étaient traduits par google trad, ils n’étaient pas dans l’ordre et il en manquait une partie, alors on a eu des infos mais c’était pas évident de tout remettre dans le contexte.

Voilà, fini la minute culturelle, mais il fallait bien que je meuble parce que a part aller manger  un bout dans un restau local à midi, faire la sieste et allez manger une pizza (chez un vrai italien avec le seul four à bois de la ville !), on a pas fait grand chose de la journée (oui, la sieste était longue 😊 ).

Plus de news sur la région dans le prochain article !

P.S : cet article est rédigé à temps, mais le code du wi-fi est à la réception et je suis en slip dans le lit, alors il ne sera posté que demain !

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