Tierra Dulce – Jour 5 : déchets et semis

Vu que hier on s’est couchés tôt, on est a profité pour se lever tôt. Après un petit dèj arepas (faudra vraiment qu’on s’achète de la farine de maïs en rentrant !) et chocolat chaud (on commence à choper la technique 😉), on a commencé notre tâche de la matinée : le tri des ordures.

Daniel et Christina sont convaincus (et nous aussi) que toutes les ordures que l’on laisse traîner seront un problème pour les générations suivantes, d’autant plus qu’ici il n’y a pas vraiment de ramassage d’ordures régulier, du coup ils ne jettent rien. Tous déchets alimentaires sont pour le compost ou les cochons, et les autres déchets remplissent de grands sacs poubelles qui sont stockés dans la cabane à outils. Comme ici il n’y a pas de magasin de vrac, c’est une façon de faire du zéro déchet (Suzanne, on pense à toi très fort 😉).

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Z’vou jure m’sieur l’agent, c’est pas moi qui ai détruit la planète !

Quand la cabane commence à être trop remplie, ils trient les déchets (ce qu’on a fait toute la matinée). Les sacs plastiques de lait (oui, le lait ici se vend presque toujours en pochette plastique) sont mis de côté pour y faire des semis. Tous les déchets assez petits ou découpables sont bourrés dans les bouteilles en plastique, ce qui permet non seulement de réduire grandement leur volume (vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut fourrez dans une bouteille en plastique en tassant bien !), mais leur permet de commencer un stock de bouteilles qu’ils pensent utiliser dans une future construction. Les bouteilles en verres sont également mises de côté pour la même raison.

Après une matinée de travail à 3, on a réussi à fourrer le contenu de deux sacs poubelles de 70L dans une poignée de bouteilles. On a donc bien mérité le très bon almuerzos que nous avons tous cuisiné ensemble ce midi. Christina et Daniel disent tout le temps qu’ils font de la cuisine simple et rapide, mais on remarque qu’un certain nombre d’heure par jour est dédié à la cuisine et qu’on mange toujours très bien. On s’est dit que ce soir c’était notre tour de cuisiner, alors on a préparé de la pâte à crêpes en début d’aprèm (à la margarine, faute de mieux, à la grande horreur d’Alice 😊).

Ça parait peu, mais au départ c’était près de 140L de déchets !

Cet après-midi on a aidé à semer des haricots grimpants et d’autres semences autour du poulailler. En fin d’aprèm, une des juments s’est échappée de son enclos et non seulement ne voulait plus y rentrer, mais a également piétiné les semis et foncé tête baissée dans le poulailler, arrachant au passage une partie du grillage !

Une fois la jument récupérée, ainsi que les deux autres chevaux, qui avait profité de notre distraction pour s’échapper aussi, on a fait une réparation de fortune au grillage du poulailler et on a coursé les poules qui en avait profité pour aller voir si l’herbe n’était pas plus verte à côté (et également picorer une partie des semis).

Vu le nombre de graine plantés et avec la quantité de merde de cheval dans laquelle on a enseveli les graines, on est sûr qu’elles vont quand même très bien pousser ! Mais bon, ça nous a quand même pris du temps et de l’énergie d’attraper tous ces animaux avant la tombée de la nuit.

C’est sûr, les graines avaient l’air appétissantes pour une poule !

Et comme promis, ce soir c’est soirée crêpe. D’ailleurs j’écris ces lignes à la cuisine, où les crêpes sont en train de sauter dans une poêle sans poignée (oui, on avait pas prévu en proposant de faire des crêpes qu’aucune poêle n’aurait de poignée ici). Mais pour l’instant une manique semble suffire (promis, y’aura une photo si une crêpe finit par terre :p ).

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Plus d’aventures dans le prochain épisode !

P.S : désolé, pas de photos, toutes les crêpes sont délicieuses (du coup nous on est pas trop désolés 😉).

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