Tatacoa – Jour 1 : finalement, on a quitté l’Amérique

EDITO : on avait pas de wifi pendant les dernières 36 heures donc voila l’article d’hier avec 24h de retard. Le suivant suivra… bientôt !

On a trouvé un vol pas cher, on s’est dit, après tout, pourquoi pas ? Nous voilà en Australie.

Avec le décalage horaire, et le temps de s’occuper des visas, on est arrivés au bord du désert à la tombée de la nuit, c’était plutôt beau. En chemin, on a croisé un couple d’Américains de Détroit super sympa. Lui travaille dans une clinique gratuite de Détroit et cultive un jardin en ville avec des plantes médicinales et comestibles. Ça vous dit quelque chose ? Vous avez vu le film Demain ? Et ben c’était lui. Le monde est petit…

Du coup on a pris des lits dans une auberge de bord du désert, et on a cherché un restau pas trop loin. Au moins, en Australie, on a moins le problème de la barrière de la langue. Mais on a quand même été surpris qu’ils nous proposent de manger de la chèvre. Ça nous a pas empêché de trouver très bon, c’était assez fort mais bien cuit à la braise…

On a aussi voulu observer les étoiles mais il y avait trop de nuages, alors on a marché un peu dans le noir en écoutant les animaux nocturnes, et on s’est dit que les bêtes, en Australie, elles sont quand même assez dangereuses, alors on a pas trop fait les malins. Dans ce coin, la moyenne de précipitations annuelle est de 2 jours de pluie. On a donc été assez surpris de se prendre une mini-saucée sur le chemin du retour. Même si on a pas eu les étoiles, on aura eu droit à une rareté statistique…

Bon OK, on est toujours en Colombie. Mais ce petit bout de désert entouré de montagnes, avec son microclimat et ses fossiles, il détonne tellement dans le paysage des Andes et des forêts tropicales humides, que ça nous a un peu fait un choc ! Il y fait 15°C de plus que là où on était avant, les auberges au bord de la route ont des perroquets domestiques (Le saviez-vous : quand le soleil se lève, le perroquet chante, comme un coq, mais beaucoup plus fort, plus longtemps, et on croirait entendre un enfant trop stupide pour comprendre qu’il empêche les gens de dormir).

Sinon, on a vraiment rencontré ces Américains et mangé de la chèvre, et on avait aussi des hamacs pour regarder le ciel d’un air rêveur pendant que le soleil se couchait, tout ça – tout ça. On a même fait un bout de chemin à l’arrière d’un pick-up, ce qui me fait penser qu’on ne vous a pas trop raconté nos aventures transportationnelles !

Ces derniers temps, on était dans une région pas hyper riche, et dans laquelle les circuits des touristes ne croisent pas beaucoup ceux des locaux. Les transports y sont irréguliers quoique l’offre soit assez complète, et parfois, quand on a pas trop le choix, on s’entasse. Et quand on a fini d’entasser, il ne reste plus qu’à monter debout sur le hayon ouvert du pick-up et à s’accrocher à la structure du toit, un peu façon éboueur. La première fois qu’on a fait ça, on voyait la route depuis l’arrière, il faisait beau et on avait 2 km de bonne route, alors c’était sympa. Mais la deuxième fois, Ben était sous la pluie, la nuit, le chauffeur serrait les fesses à l’idée qu’un gringo soit tout seul sur son hayon, et moi j’ai été adoptée par un vieux fou dans la camionnette qui faisait rire tout le monde et ne voulait surtout pas qu’une nana soit debout derrière.

En tout cas, on atteindra bientôt une région avec des bus plus gros et plus confortables, donc la question sera réglée… pour un temps.

Des bisous, à bientôt !

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