Matagalpa – Jour 3 : café et cascades

Aujourd’hui, on a visité les alentours de Matagalpa.

Le gros panorama en super qualité !

Comme on l’a dit dans un article précédent, la ville elle-même n’est pas très intéressante, c’est surtout les différentes fermes et réserves naturelles autour de la ville qui font le charme de la région.

Ceci n’est pas une jungle, mais une plantation de café !

On a donc fait un tour organisé avec une compagnie qui reverse une partie des bénéfices aux communautés locales. C’était vraiment pas mal, surtout qu’on était que 4 (et oui, on s’est encore trimballés avec Alix et Pierre, histoire de rester entre Français :p). Le guide parlait bien anglais, mais on a quand même essayé d’entrainer notre espagnol avec lui, et surtout avec les autres locaux qu’on a croisé.

La journée a donc commencé par la visite d’une des fermes à café d’une des communautés du coté de San Ramon. Plusieurs communautés sont présentes dans la région, et même si elles peuvent atteindre jusqu’à 6000 personnes, on a vraiment l’impression d’être dans des minuscules hameaux car les fermes sont très dispersées.

Les arbres ça fait de l’ombre pour le café, mais aussi pour les travailleurs !

La visite était très intéressante et instructive. Contrairement aux plantations de café que l’on avait observé à Salento en Colombie, qui couvrent des collines entières et sont très visibles, tout le café produit au Nicaragua se produit en dessous d’autres arbres, afin de profiter de plus d’ombre et de plus de nutriments (grâce entre autre aux feuilles des arbres qui se compostent directement sur place). Ça donne des plantations aux allures de forêts très diversifiées, avec une grande présence d’animaux (on a vus 2 paresseux !), c’est vraiment très sympa.

Un autre avantage de ce type de plantation, c’est qu’on peut en profiter pour y mettre des arbres « utiles ». On a donc pu manger pendant la visite des fèves de cacao et des oranges, directement cueillies sur les arbres au-dessus du café, ou encore sucer la gélatine autour des grains de café. Il y a aussi des cyprès pour les haies et des eucalyptus assez vieux, qui permettent de faire du thé ou des médicaments, mais ils on arrêtés d’en planter parce que les eucalyptus font de très grandes racines qui ont tendance à épuiser le sol aux alentours !

Un autre aspect sympa de la visite, c’était de voir les efforts fait pour essayer de maintenir un cycle naturel. Un des gros problème de la production du café est que l’eau utilisée pour nettoyer et trier le café devient très acide, et donc la reverser dans la rivière d’à coté c’est pas très cool. Du coup ici ils forment des petits étangs pour contenir les eaux de rinçage et les font fermenter avant de s’en servir comme engrais liquide pour les plantations. De même, les pulpes de café, une fois séparées des grains, sont mises à sécher puis utilisées comme fertilisant. Ça donne un cycle où les déchets de la production de café sont utilisé pour la production de café suivante, et ça c’est plutôt cool.

On a également appris que le café est trié en 3 catégories :

  • le premium, principalement exporté (le café cher et de qualité)
  • la deuxième qualité, qui est exporté pour le café moins cher mais également consommé sur place
  • la troisième qualité, considérée comme vraiment mauvaise, qui est vendue aux producteurs de café instantané (Nestlé, Nescafé et même Nespresso !)
La machine de tri du café

Dans tout les cas, le café qui sort des fermes doit être séché pendant une semaine (ce qui est fait au soleil sur des bâches plastique autour de Matagalpa, où il pleut moins qu’en haut dans les fermes), puis stocké un mois le temps de bien verdir et enfin une machine permet de séparer la dernière peau de la graine. Généralement, les fermiers vendent le produit fini, et gèrent eux même (ou sous-traitent pour les plus petits) les différentes étapes. La dernière étape essentielle, la torréfaction du café, est réalisée dans les pays consommateurs.

A midi on a déjeuner chez une locale et c’était vraiment très bon (pour ceux qui se demandent, oui, c’était encore principalement riz-haricots noir-poulet). On a bien aimé la réutilisation des déchets (bouteilles plastiques, boites de conserves, cannettes, pneus,…) comme pots de fleurs.

Après manger on est parti en rando (bon, 2h de rando, et rien de trop difficile hein !), ce qui nous a permis d’avoir des belles vue sur la région. Et surtout de voir des cascades (toujours apprécié des backpackers car gratuites 😉 ). La première avait une petite piscine naturelle a son pied assez profonde pour pouvoir plonger depuis le haut ! La deuxième, bien plus grande, se déversait devant une grande grotte ouverte avec pas mal de chauves souris.

Merci aux fourmis pour leur généreuse participation à cette aquarelle sous forme de nombreuses morsures !
Bon on a pas sautés depuis celle-là hein !

Après ça, on est rentré vers notre auberge pour se poser et décider d’où on va après (il était temps, on part demain 😉 ). Mais comme d’hab, on vous le révèlera dans le prochain post !

P.S : Petit bonus vidéo montrant la grâce olympique de Ben

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