Bocas Del Toro – Jour 7 : c’est trop cool de vieillir

Aujourd’hui, on voulait toujours aller à la plage. Mais on a été obligés de prendre notre temps et faire les choses bien.

On a commencé par un énorme petit déj aux pancakes, œufs et bacon, entre autres parce qu’ici c’est plus facile de réussir les english breakfast que de trouver du vrai pain. Déjà qu’on s’était pas levés tôt, on s’est mis en route en (toute) fin de matinée pour la plage de Red Frog, un peu plus loin que celle qu’on visait hier, mais supposée plus jolie. Et aujourd’hui, on s’est pas faits avoir, on a pris le bateau. Notre lanchero nous a donc déposé sur la jetée de l’auberge la plus proche de la plage, qui est la seule accessible au public : les autres jetées de Red Frog sont réservées aux habitants et propriétaires des voiliers et autres yachts amarrés ici. On a regardé les bateaux quelques instants, parce que c’est toujours joli, les voiliers qui se balancent avec les vagues, touts peints et bien lustrés (vous imaginez pas que c’est des voiliers de pauvres, non plus ?).

Après, on a compris un truc. Notre ile de Bastimentos, elle a le village principal, Old Bank, où on était depuis le début, un peu de bric et de broc, très sympa, mais là où il y a la marina et les voiliers bourgeois, il y a aussi le super resort avec golf, villas et plages privées. C’était pas évident avant, mais l’arche en bois, les pontons dans la mangrove et derrière, les parterres de graviers blancs et gazons taillés au micron près, ça nous a tout rendu très clair. On a donc traversé l’accueil du lieu et suivi les panneaux pour « accès à la plage publique ». Il y avait des tas de panneaux sur comment et pourquoi sauvegarder l’écosystème, mais on s’est dit que quand on traçait des routes de 7m de large dans la forêt, c’était un peu hypocrite de mettre des panneaux. Ben oui, ils font des routes, on s’est fait doubler quelques fois sur le (court) chemin par des chariots de golf lancés à toute berzingue dans des nuages de poussière (probablement 15 km/h mais dans la forêt ça fait plus classe). Les gens dessus étaient en serviettes brodées d’écussons Red Frog Beach Club et devinez quoi… on les a pas recroisés sur la plage publique. (Note : il n’y a pas de routes à Olb Bank, juste un chemin pour les piétons et les vélos. Les camions et chariots du resort sont les seuls véhicules à moteur de l’ile…)

Cette plage était très jolie, de sable bien plus fin que ce qu’on vu avait jusque là, légèrement encaissée entre des falaises et la forêt, avec la mer turquoise. Il y avait des vagues raisonnables et un drapeau rouge, avec un écriteau sur comment s’échapper des mauvaises vagues si on se faisait coincer, alors on a décider de barboter sans aller bien loin. Ca tombait bien, parce que le sable tout parfait descendait en pente douce, l’eau était chaude, et quand il a plu quelques gouttes, elle l’était même plus que l’air, et tellement salée qu’on pouvait se faire porter par les vagues sans bouger pendant trèèèès longtemps. On a bien du y rester une heure et demie, et c’était le paradis. Par contre, une fois sortis, on a pas trainé, parce que la plage était infestée de Sand Flies (voir articles précédents) en nuées, presque comme des midges d’Ecosse (on ne vous souhaite pas de connaitre non plus). Du coup, on s’est vite enduits de crème solaire pour les empêcher d’atterrir, mais on a quand même remballés nos affaires pour reprendre le bateau.

Une fois rentrés à la cabane, il était encore assez tôt pour Skyper avec quelques personnes, et on a pris le temps de se reposer, avant de repartir pour manger. Comme on avait quelque chose à fêter, on était passés au restau conseillé par tout le monde pour demander si, à tout hasard, ils pouvaient essayer de pêcher un homard. Bon, ils ont pas pu… Ils ont même demandé dans tout le village tellement ils étaient sympa, mais quand ça veut pas… On préfère ça plutôt que de penser à la grosse pêche dégueulasse qui ramasse tout en raclant le fond… Alors on a mangé d’autres trucs délicieux, et les cocktails de la maison étaient très intéressants. On en refera probablement certains dans le futur, y compris celui qui nous a servi de dessert (choco banane, liqueur de café et rhum… y’a autant à manger qu’à boire !) En plus les gens autour de nous étaient super cool et on a passé une super soirée ! C’était probablement le meilleur restau qu’on a fait depuis le début du voyage…

Du coup, c’était la première fois que je me baignais dans la mer pour mon anniversaire, et c’était pas mal… Je regrette pas de l’avoir passé ici : il faut avouer que Bocas Del Toro, c’est une région assez épatante, et Bastimentos c’est un endroit tellement relax et vivant à la fois qu’on y passerait bien quelques mois (facile). On commence à s’habituer à ce sentiment d’excitation d’aller découvrir des nouveaux endroits mêlé à un peu de déception de devoir partir d’un endroit qu’on aimait bien… En tout cas, demain, on se met en route pour le Costa Rica, et ça va être cool !

Des bises à tous !

Note : Ces temps-ci, on vous met peu de photos. Souvent, le ciel est nuageux, la lumière grise, ou alors on vous raconte des choses qui se passent alors qu’il fait nuit. Le jour, on est parfois trop occupés pour penser à en prendre, où on a peur d’être redondants. Promis, on va essayer d’en mettre plus !

Une pensée sur “Bocas Del Toro – Jour 7 : c’est trop cool de vieillir”

  1. Bonjour vous,
    Je vous lis de temps en temps avec plaisir, ça me change de mes révisions et je voyage un peu. Je pense bien à vous, profitez bien.
    Je vous embrasse.
    Joyeux anniversaire Alice 🙂

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